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Le blog du MiroirAuxEssences. "Depuis plus de 10 ans, ma vie est consacrée à mettre les Huiles essentielles sur le chemin de la connaissance".

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Extraits de camomille, souci, huile

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EXTRAIT DE CAMOMILLE OU HUILE DE CAMOMILLE :


Propriétés bactéricides vis-à-vis des écolis, pseudomonas, streptocoques, bacilles subtilis, propriétés cicatrisantes, anti-inflammatoires (couperose) et adoucissantes.
S'applique en topique sur les eczémas et ulcères, le prurit, l'urticaire, toutes les infections cutanées.


HUILE DE CAMOMILLE CAMPHRÉE :


Mêmes propriété que l'extrait de camomille. Complète l'action de l'huile de camomille par une efficacité résolutive et anesthésiante.


EXTRAIT DE SOUCI OU HUILE DE SOUCI :


Famille des synathérées. Cultivé en Grande-Bretagne et au Pays-Bas.
Nombreuses propriétés, anti-inflammatoire pour soigner la couperose, antiseptique pour les peaux séborrhéiques.
Autres vertus : anti-spasmodique, cholérétique pour soigner les ictères, emménagogue pour traiter les dysménorrhées.
Très bon régulateur, employé au retour d'âge et contre l'anémie graisseuse.
L'huile de souci détruirait les cors et résolverait les tumeurs de toutes natures.


Extraits de raifort, tilleul-oranger, mure, nerprun

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tilleul oranger

EXTRAIT DE RAIFORT :


Famille des liliacées.
Cultivé dans nos contrées.
Exerce une action diurétique très puissante, dissolvant les chlorures et éliminant l'urée.
Cela le fait conseiller pour soigner l'azotémie, la chlorurémie, les oliguries, les œdèmes, les ascites, l'hydropisie, la cirrhose du foie, la péricardite, la congestion cérébrale, les bourdonnements d'oreilles, les rhumatismes, l'obésité.
Il est hypoglycémiant (diabète).
C'est un équilibrant glandulaire permettant de soigner les adénites, le lymphatisme, un antiscléreux intéressant dans le traitement pour l'artériosclérose, la sénescence, les asthénies.
C'est également un anti-infectieux et antibiotique efficace pour soigner les staphylococcies.
On recommande d'en faire des cataplasmes sur les verrues, engelures, crevasses, tâches de rousseur.


EXTRAIT DE TILLEUL-ORANGER :


Famille des liliacées et des aurantiacées.
Propriétés du tilleul sédatives, antispasmodiques, hypotenseuses, cardiotoniques, sudorifiques, diurétiques ; complétées par celles de l'oranger qui sont essentiellement antispasmodiques et légèrement narcotiques.
La composition donne un extrait tilleul-oranger qui soulage les migraines, indigestions, troubles nerveux, insomnies, fièvres, refroidissements, grippe, sciatiques.


EXTRAIT DE MURE :


Famille des urticacées-morées. 
Originaire de Chine.
Les fruits composés, mûres de mûrier, peuvent servir à faire, soit un sirop acide, soit un extrait qui contient de l'acide citrique et qui est astringent, employé pour soigner les inflammations de la gorge ou de la bouche.
L'extrait de feuilles de mûres aurait des propriétés hypoglycémiantes ; il soignerait donc le diabète.



EXTRAIT DE NERPRUN :


Famille des rhamnacées.
Originaire d'Europe.
Propriétés purgatives.



Extraits d'ail et d'oignon

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EXTRAIT D'AIL :


Faiblement alcoolisé.
Famille les liliacées croissant en Sicile, Espagne, Egypte, Algérie.
Très nombreuses propriétés antiseptiques, intestinales et pulmonaires.
Bactéricide utilisé pour soigner les maladies infectieuses (grippe, typhoïde, diphtérie),
bronchite chronique, gangrène, tuberculose, emphysème (modification des sécrétions bronchiques), coqueluche, diarrhée, dysenterie, spasmes intestinaux.
C'est un hypotenseur, vaso-dilatateur des artérioles et des capillaires.
Il permet de soulager les fatigues cardiaques, les spasmes cardiaques, le pouls accéléré.
Il dissout l'acide urique, fluidifie le sang, donc améliore une mauvaise circulation et se voit indiqué pour soigner les rhumatismes, la goutte, les lithiases urinaires, l'œdème des jambes, varices, hémorroïdes.
Il est stomachique, tonique, luttant contre les faiblesses de toutes nature, les asthénies, le manque d'appétit.
C'est un vermifuge (ascaris, oxyures, ténia).


EXTRAIT D'OIGNON :


Famille des liliacées. Cultivé dans nos contrées.
Exerce une action diurétique très puissante, dissolvant les chlorures et éliminant l'urée. Cela le fait conseiller pour soigner l'azotémie, la chlorurémie, les oliguries, les œdèmes, les ascites, l'hydropisie, la cirrhose du foie, la péricardite, la congestion cérébrale, les bourdonnements d'oreilles, les rhumatismes, l'obésité.
Il est hypoglycémiant (diabète). C'est un équilibrant glandulaire permettant de soigner les adénites, le lymphatisme ; un antiscléreux intéressant dans le traitement pour l'artériosclérose, la sénescence, les asthénies.
C'est également un anti-infectieux et antibiotique efficace pour soigner les staphylococcies.
On recommande d'en faire des cataplasmes sur les verrues, engelures, crevasses, tâches de rousseur.

Les extraits

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Les extraits sont des médicaments officinaux, nombreux et fort utilisés. Ils résultent de l'évaporation jusqu'à consistance fluide, molle, ferme ou sèche, d'un suc ou d'une solution obtenue en traitant une substance végétale ou animale par un véhicule vaporisable (eau, alcool, éther, plus rarement vin, vinaigre ou l'eau.

L'avantage qu'on se propose d'obtenir avec la préparation des extraits est d'obtenir sous un plus petit volume, les principes actifs des substances médicamenteuses.

Leurs conditions d'efficacité reposent presque entièrement sur la manière de les préparer.


Différentes préparations sont proposées :

  1. Les extraits faits avec le suc, sans emploi d'un véhicule,
  2. Les extraits aqueux ou hydroliques,
  3. Les extraits alcooliques ou hydroalcooliques, qui sont des extraits mixtes qui mettent en œuvre 2 véhicules (alcool et eau) afin d'augmenter leur activité,
  4. Les extraits éthérés ou éthériques,
  5. Les extraits fluides.

Obtention du liquide extractif


Procédés d'extraction

- Macération, qui consiste à maintenir le produit en contact avec le solvant à froid,
- Digestion, qui consiste à maintenir en contact le produit avec le solvant à une température inférieure à l'ébullition, mais supérieure à la température ordinaire,
- Décoction, qui consiste à maintenir le produit en contact avec le solvant à l'ébullition,
- Infusion qui consiste à verser sur le produit le solvant généralement bouillant, et à laisser ensuite refroidir.

Lixiviation


- Lorsqu' travers une substance renfermant des principes solubles, on fait passer un liquide quelconque (eau, vin, alcool, éther, etc) soit froid, soit chaud, on opère une lixiviation.

Conservation des extraits


Les extraits se conservent bien dans de petits pots de faïence, de grès ou de porcelaine bouchés et recouverts d'un matériau (parchemin, feuille d'étain scellée avec de la cire, feuille de caoutchouc).

Un meilleur moyen peut être est leur conservation des flacons à large ouverture et bouchés à l'émeri.

On peut encore mettre les pots à extrait dans des boîtes en fer, ou employer un flacon dessiccateur (Berjot) ou se servir de flacons bouchés d'une capsule de verre.

Les extraits conservés dans des pots ordinaires doivent être tenus en lieu sec, à l'abri de la lumière.

Extraits qui ne peuvent se conserver au-delà d'une année :

- Extraits d'aconit, de ciguë, de belladone, de jusquiame, de colchique, digitale, fumeterre, bardane, pissenlit, rhus radicans, stramoine.

Extraits se conservant plus longtemps même à l'air :

- Extraits d'absinthe, arnica, aunée, cantharides, colombo, douce-amère, gentiane, ipécacuanha, houblon, ményanthe, rhubarbe, valériane ;

Extraits se conservant indéfiniment :

- Extraits de gaïac, noix vomique, opium, pavots, quassia, quinquina.

De quelques extraits naturels


EXTRAITS FAIBLEMENT ALCOOLISES


- ail- tilleul-oranger
- oignon- mure
- radis noir- nerprun
ou raifort

EXTRAITS SUR SOLVANT HUILEUX OU MIXTE


- camomille
- sauge sclarée
- camomille camphrée- gingembre
- souci- ginseng
- arnica- gingko

EXTRAITS DE FLEURS FAIBLEMENT ALCOOLISES OU SUR SOLVANT HUILEUX


- Muguet
- œillet
- Rose- violette
- Bleuet- iris
- Chèvrefeuille














Le manuel du parfumeur

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Au détour d'elle

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Il est dû à la société qui corrompt l'homme, 
le détourne de sa bonté naturelle

(cf Rousseau).
***



Quel dommage! Ce meuble est fichu! C'est toujours comme ça avec elle... Je ne veux plus le regarder, j'en suis abasourdi. Quelle bizarrerie!

Mon frère me tourna le dos. Puis il se ravisa.

Sur la droite, se tenait parmi les meubles de la salle-à-manger proche de la télévision, une énorme boîte grillagée qui semblait appareillée, surmontée d'une poignée métallique, dont le fond luisait d'une couleur blanchâtre. A quoi pouvait bien servir cette caisse, nous l'ignorions : était-ce un visiteur qui l'avait apportée ? Avait-elle été placée là pour faire de l'effet ? Avec notre mère, il fallait s'attendre à tout ; 

- Qu'est-ce que c'est que ce machin ? A quoi sert-il ? Le sais-tu ?
- Pas la moindre idée, mais as-tu vu ce qu'il y avait dedans ?
J'étais assez loin de la caisse, de plus la pièce était peu éclairée :
- On dirait une cage à poule, probablement il y a un fournisseur, lui murmurai-je,

- Ah ! tu brûles ! On reconnaît bien là, une fille à sa mère! On voit qu'elle t'a dressée. Explique-moi maintenant ce que signifie cet engin dans notre salle-à-manger et comment il faut le comprendre ?

Je m'approchai alors de cette grosse masse pour y découvrir, en effet l'insolite... des œufs à l'intérieur. Ce bloc collé à la paroi auprès des œufs alignés, ne pouvait avoir qu'une seule et même raison d'être, la fonction de chauffage. J'entrepris alors de me frapper bruyamment les mains car je voulais la faire comprendre à mon frère. Près de moi, il se mit à rire.

Je commençai alors à lui expliquer de mon mieux le sens de ce qu'il voyait à l'intérieur et de ce que je croyais être : ces œufs couleurs coquille d'œuf qui jonchaient le fond de la cage étaient destinés à être gobés. Afin de donner à l'organisme les nutriments dont il avait besoin !

Il se mit à pouffer de rire, après-tout pourquoi pas ce soi-disant élixir de jouvence !







Consommation de sucre et décadence

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Paradoxe

A la droite du couloir, entre deux colonnes en marbre, s'élevait une riche console Vénitienne de deux mètres de long dont le cadre doré des miroirs semés d'étoiles d'or représentait toutes les générations de la famille maternelle. Quarante mille ampoules enfermées dans des globes fluorescents éclairaient l'intérieur du couloir en tommettes marron que ma mère affectionnait avec tant de félicité tant il était la multiplicité de ses choix. Un immense escalier en pierres blanches portait trente marches qui s'élevaient en arc de cercle sur le premier étage. Là, sur un palier orné de lattes en chêne s'ouvraient  trois chambres et un bureau.

Au retour de l'école, déposant mon cartable,  je pris place ensuite devant la console au milieu du couloir. Je n'ai jamais su pourquoi mais une antenne négative semblait sortir des compartiments de  celui-ci. Par ailleurs, il n'a pas fallu longtemps pour qu'un bruit me fasse lever la tête car une porte venait de s'ouvrir, et des talons menaçants s'étaient mis à claquer sur le palier. Avec effroi je le refermais prestement,  j'avais compris qu'elle allait descendre. Sans doute à l'époque, avais-je bien des choses à me reprocher alors je m'étais mise à reculer contre cette glace du couloir, avec crainte, mais aussi et surtout partagée entre la surprise de la savoir déjà là alors que je me croyais seule et le sentiment que je n'étais, tout comme mon cartable, pas au bon endroit, au bon moment.

Il n'y eut bientôt que nous dans ce couloir et chacune des deux se trouvait l'une en face de l'autre. Je demandais la permission à ma mère de me retirer dans ma chambre mais elle ne répondit pas.

Folcoche avait pris place devant la console qui respirait les odeurs de parfums des fleurs placées dans un vase précieux mêlées à celles des essences diffusantes qu'elle s'appliquait sur le dos. Une douce musique qui n'allait pas manquer de s'ensuivre...

En effet, Yvonne éprouva la plus grande honte de sa vie, le jour où la maîtresse traita son enfant de voleuse, au moyen d'un mot écrit à l’intérieur du carnet de scolarité. Elle le trouva glissé à l’intérieur du petit manteau pendu dans l'entrée au fer forgé familial. C'est au retour de la classe, près du cartable,  qu’elle avait eu l’humiliation de lire que sa fille, avait fauté.

"Il faudra bien qu'elle se fasse à mes idées".

Effectivement, je ne les avais jamais ni comprises, ni aimées. Son régime qui consistait à se nourrir de végétaux, et à vouloir en faire nôtre, me marginalisait vis-à-vis des autres enfants et mon cœur, à force de vexations, avait conçu pour elle de l'indifférence mais aussi de la colère. Et puis, la retenir, forcer sa porte, pénétrer n'importe comment l'espace de son sale caractère, créatif certes, mais qui m'était fermé, était une tâche perdue d'avance, irréalisable.


Dans mille ans encore, je rechercherai le principe moral qui pourrait expliquer la pénurie de ses sentiments et des miens. A l'époque, il nous avait été impossible de nous aimer, et par voie de conséquence, de se parler naturopathie.

Sans vouloir excuser pareil larcin de goûter, la coupable n’était pour l'heure, pas celle que l’on croit. Quand était tombé le rapport de Colette, la bonne, appelée ici pour la circonstance et qui s'était mise à parler de ce qu'elle avait entendu,  Yvonne lui avait rétorqué, courroucée, que d’avoir à beurrer des tartines à la confiture pour le goûter de sa fille, n’avait jamais traversé son esprit. En effet, son opinion en était faite au sujet de ces quatre heures trop sucrés. Il ne s'agissait pas moins de désobéissance de ma part et les conséquences des actes de cette petite écervelée, allaient être sans limite. Jeanne avait outrepassé ses interdictions, la correction allait tomber.

Après avoir replacé une mèche de ses cheveux face au miroir, elle m'avait regardée. Elle avait les bras tendus, les mains agitées, les épaules qui frissonnaient, elle avait voulu m'attraper tout à la fois me retenant et m'écartant. Il y avait eu dans ses yeux une indicible colère imbécile car elle n'y était pas arrivée.

Elle : "Pourquoi voles-tu" ?

Moi sans lui répondre : "Comme nous nous mélangeons, chère Mère, que dis-tu ? Laisse-moi, sous ton regard qui me fréquente, rester à tes pieds. Veuillez reculer Madame, fille d’Esculape, honorée dans ton foyer, vous me chavirez, divinité ".

Mais la haine a de la constance, et face à la grande glace de style Rococo de l’entrée, endroit vaste tout en longueur propice à une grande liberté d’action :

"Tu vas recevoir une raclée".

" Au moins, te souviendras-tu, une fois dans ta vie, qu'il t'est interdit de manger des bonbons. C'est du poison, comment faut-il te le dire ? De quelle espèce es-tu pour me désobéir ainsi" ?

Brusquement une gifle avait claqué, ma joue mal conditionnée s'était laissée prendre, tandis qu'elle répétait inlassablement :

"Une dernière fois, tu ne fauteras plus dans ta vie "!

"Si ! Si ! …chère mère".


La correction fût magistrale et absolue. Je n'avais opposé qu'une résistance assez faible car l'ennemi était de taille. Il m'avait semblé que cela durait. L'avoir entendue ainsi me haranguer, avoir senti sa main me frapper, l'émotion qui m'avait étreinte avait été à son comble. J'étais tombée sous le sabre de Folcoche comme les moissons de son blé fauchées par les mains de ses amis végétariens.

Comme je n'avais jamais répondu, ma mère, au comble de l'hystérie, avait fait quelques pas dans ma direction. Tournant le dos au mur où il y avait la glace, je l'avais vue soudain contre moi - Allait-elle encore taper ! Oui. Mais avant, elle était restée là, penchée en avant de moi, le nez dans mon nez, tel un serpent qui avait voulu m’encercler, tandis que je la couvrais de regards au lieu de baisers ; mais déjà, en vérité, ses mains persécutrices s'étaient relevées. Insouciantes,  elles avaient décroché de l’autel les pierres qui s’y trouvaient pour en orner les bagues à ses doigts et les bracelets à ses poignets.


Le soleil déclinait à l'aube, il se devinait tel un traître derrière les rideaux en contre-jour. Avec la lourde cloison d'entrée insensée, achevant de donner de l'ombre, il n'avait plus servi à rien. Tant de rayons avec leurs prétendues douceurs jusqu'aux nues dans leurs rôles réparateurs, s'abîmèrent dans le couloir. Il n'en resta que d'infimes tracés sur les tommettes où nous nous étions entrelacées,  avec les rubans jaunes pâles et mourants. C'est dire s’il nous avait narguées. La Lune avait fait disparaître le soleil.


Tout ceci l'avait épuisée, elle avait commencé à frapper avant de parler ; mais s'étant redressée très vite comme mue par une idée charitable, elle avait déplié, sans tendresse, de son corsage en soie, un de ses délicats mouchoirs brodé aux tons mordorés dans la couleur de ses yeux et j'avais cru qu'elle allait me le tendre. Comme je le fixais par convenance, elle s'était emportée et avait aboyé :

“ Écoute fille indigne, d’où proviennent ces sucreries collantes que j'ai retrouvées dans tes poches ? Alors que tu n’ignores pas depuis longtemps mes interdictions à ce sujet. Les enfants alimentés de bonbons et abreuvés de gâteaux sont tous en mauvaise santé et bêtes de mille manières possibles”.

"J'ai froid", avait dit soudain Salus puis elle s'était enveloppée dans sa veste de laine trop sombre, car j'avais approché ma main de son bras.

"Souviens-toi des versets de l'Ecriture," - "Qui vole un œuf, vole un bœuf"

"Pars dans ta chambre".

Ses yeux tournés vers l'étage, elle m'indiqua le chemin. Là se trouvait ma chambre, une pièce tapissée du bleu de ses yeux, située à côté de la suite nuptiale qu'elle occupait avec son mari, mon père. Leur mur de séparation de la mienne était caché par des placards donnant une impression de hauteur, mais à quoi bon avoir séparé un empire d'un autre, qui n'était qu'un lieu de communauté.

Je repris mon cartable, abandonnant l'entrée qui m'était redevenue douce puisqu'elle l'avait quittée pour retrouver mon oiseau prisonnier de sa cage; personne n'y avait pénétré jusqu’au lendemain, compensation inespérée.

A dix heures précises, couronnée d’herbes médicinales, Folcoche, une poche de tisane à la main avait descendu son trône et l'escalier pour ramasser la patère laissée à l'abandon sous la console baroque. En haut, le chat avait miaulé. Alors j'étais sortie de ma chambre pour chronométrer son temps de descente, il avait toujours été fonction de son humeur. Elle avait haussé les épaules en me voyant, baissant les yeux en direction de son poignet, pour indiquer l’heure à la bonne. Glissant lentement sur les marches, elle avait déclaré :

"Il est temps pour le thé de Jean et c'est moi que le prépare" !.

Un ange passa...






Tisanes dépuratives du sang

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Quelques formules de tisanes détoxifiantes pouvant compléter l'action de l'argilothérapie





 
CIRCULATION DU SANG Poids
Vigne rouge, feuille 60 g
Prêle 10 g
Noyer feuilles 10 g
Réglisse, racine 15 g
Bourdaine, écorce 25 g
Chiendent, rhizome 15 g
Hysope, sommités fleuries 10 g

Mettre 2 à 3 cuillerées à soupe du mélange pour un demi-litre d'eau. Faire bouillir pendant quelques minutes. A consommer sans modération dans la journée ou pendant les repas.

DEPURATION DU SANG Poids
Bourdaine, écorce 30 g
Millepertuis, sommités 20 g
Saponaire 20 g
Garance, racine 20 g
Réglisse, racine 15 g
Salsepareille 10 g
Prêle, plante 10 g
Serpolet, sommités 10 g
Séné, folioles 10 g
Bourrache, feuilles 10 g

Une ou deux cuillerées à soupe pour une tasse. Faire bouillir 2 min et infuser 15 min. A consommer en une tasse, un quart d'heure avant les deux repas principaux.

TONIFIANT ET APAISANT DU COEUR ET EN CAS D'HYPERTENSION Poids
Vigne rouge, feuilles 25 g
Bourse à pasteur 20 g
Gui, feuilles 20 g
Pissenlit, racines coupées 15 g
Grateron, feuilles 15 g
Epine-vinette, écorce 15 g
Germandrée, sommités fleuries 10 g
Aubépine, fleurs 5 g
Muguet 5 g

Porter à ébullition trois cuillerées à soupe de ce mélange pour un demi-litre d'eau, durant quelques minutes.

Puis infuser un quart d'heure ou, mieux, laisser macérer toute la nuit. A consommer dans la journée.

Il est recommandé d'ajouter du miel.









Tisanes dépuratives du foie

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 Pouvant compléter l'action de l'argilothérapie
 
Aspérule odorante, sommités fleuries 30 g
Romarin, sommités fleuries 30 g
Caille-lait, som. fl. 30 g
Prêle 30 g
Réglisse, racine 30 g
Souci, som. fl. 20 g
Menthe, feuilles 20 g

Mettre 2 cuillerées à soupe par tasse, en infusion, 10 min. Prendre une tasse après les repas de midi et du soir. Sucrer au miel.

ENGORGEMENT DU FOIE Poids
Aspérule odorante 30 g
Réglisse, racine 30 g
Artichaut, feuilles 20 g
Souci, fleurs 10 g
Cassis, feuilles 10 g
Prêle, plante 10 g
Busserole, feuilles 10 g
Romarin, sommités fleuries 10 g
Centaurée, sommités fleuries 10 g
Caille-lait, sommités fleuries 10 g

Prélever deux cuillerées à soupe pour une tasse. Faire bouillir pendant 2 min et infuser 10 min. A consommer en une tasse, un quart d'heure avant chaque repas. Cette tisane est un peu amère, consommée froide, ce léger goût disparait.

POUR LES HEPATITES, Y COMPRIS L'HEPATITE VIRALE Poids
Patience, feuilles 20 g
Centaurée, sommités fleuries 20 g
Arnica, fleurs 20 g
Verveine, plante 20 g
Absinthe, sommités fleuries 20 g
Aigremoine, feuilles 20 g
Pissenlit, racine 20 g
Aunée, racine 20 g

Une cuillerée à soupe par tasse.
Porter à ébullition et laisser infuser.
Consommer 2 ou 3 tasses par jour, avant ou entre les repas.
Assez amère, cette tisane également, sera mieux acceptée, consommée froide.  










Essences, mixtures, chevelure

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Que sont les essences ? Les huiles essentielles sont des produits volatils et aromatiques que l'on retire des végétaux et qui passent à la distillation avec l'eau, ou que l'on peut en retirer par expression. Les essences se distinguent des huiles grasses qui sont fixes et tachent le papier d'une manière permanente, en ce qu'elles se volatilisent par la chaleur, et que la tache qu'elles font sur le papier est passagère.

Les essences naturelles

Représentent souvent des mélanges de 2 ou plusieurs principes. En général elles sont liquides, parfois solides (camphre d'essence). Très souvent elles sont constituées par un mélange de constituants liquides, terpènes, alcools, esters, etc. (essence de térébenthine, de girofle, de lavande, etc) ou bien d'un oléoptène et d'un stéaroptène qui est en dissolution dans le premier (essence de rose).

Généralement incolores

Il en est quelques-unes colorées, en jaune, en rouge (essence de cannelle), en bleu (huile volatile de camomille), en vert (huile volatile d'absinthe). Selon Piesse, les huiles volatiles doivent leur coloration à une substance particulière l'azulène de couleur bleue. Il les divise en 4 classes :
  1. Les huiles incolores, sans azulène ni résine,
  2. Les huiles jaunes avec résine seulement,
  3. Les huiles bleues avec azulène, comme celle de camomille, qui en renferme 1%,
  4. Les huiles vert brun ou jaune vert, contenant de l'azulène en proportions variables, comme l'essence d'absinthe, qui en contient 3%; l'essence de patchouli, 6%. La séparation de cet azulène d'avec les essences ne peut être réalisée qu'après plusieurs distillations fractionnées.
 

ESSENCES, MIXTURES

Ce sont toutes les préparations improprement appelées essences ou extraits qui n'ont pu entrer dans d'autres groupes de médicaments. Ce sont en général, des compositions aromatiques, mais non des huiles volatiles comme le nom pourrait le faire croire.


FORMULE

Une formule rangée sous la dénomination d'essence mixture pour embellir la chevelure. (Voir aussi formulaire des hydrolats).



Essence de pétrole pour la chevelure

Essence de bergamote : 6 
Benzène rectifié (traité) : 6 
Teinture de jaborandi : 15 
Alcool à 90 ° : 15 
Eau distillée : Q.S. : 150 g







Vous aimerez aussi : les hydrolats ou eaux distillées












   

Complexes aromatiques, formulaires

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