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Les auteurs de comptes rendus anonymes

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La méchanceté en blogosphère


UNKNOWN



"Un auteur de comptes rendus anonyme est quelqu'un qui ne veut pas défendre ce qu'il relate au monde ou ce qu'il tait sur les autres et leur travail : aussi ne donne-t-il pas son nom.

Un auteur de comptes rendus anonyme, il faut le considérer a priori comme un escroc qui a pour but de nous duper. Conscients de cela, les auteurs de comptes rendus de journaux littéraires honnêtes signent tous de leur nom.

Lorsqu'il s'agit d'attaquer, M. l'Anonyme est tout simplement M. Fripon.

"Canaille, donne ton nom ! Car s'attaquer masqué et camouflé à des gens qui se promènent à visage découvert, c'est quelque chose que ne fait pas un homme honnête : c'est bon pour les mauvais garçons et les fripons".

- Donc : "Canaille, donne ton nom ! (…)

Tolèrerait-on qu'un homme masqué harangue le peuple ou veuille prendre la parole devant une assemblée quelle qu'elle soit ? Et surtout s'il s'attaquait à d'autres personnes et les accablait de blâmes ? Ses pas vers la sortie ne seraient-ils pas accélérés aussitôt par des coups de pied au derrière venus d'ailleurs ?

Celui qui écrit et polémique anonymement risque eo ipso d'être soupçonné de vouloir tromper le public ou de s'en prendre à l'honneur d'autres gens sans s'exposer lui-même.

C'est pourquoi toute allusion à un auteur de comptes rendus anonyme, même faite en passant et sans volonté de blâmer, ne devrait se faire qu'à travers des épithètes telles que "le lâche gredin anonyme ici et là" ou "le fripon anonyme masqué dans telle revue", etc. C'est là vraiment le ton convenable et approprié pour parler de tels gaillards, afin de leur faire perdre le goût du métier.

Il est une impertinence particulièrement ridicule propre à ces critiques anonymes : ils parlent comme les rois, en disant nous (ou dans le cas présent il serait bon) ; alors qu'ils devraient parler non seulement au singulier, mais au diminutif, oui à l'humilitif, par exemple "ma misérable personne, ma nullité, ma lâche finasserie, mon incompétence camouflée, ma pauvre crapulerie", etc.

C'est ainsi qu'il convient de parler à ces vauriens masqués, ces reptiles dont les sifflements sortent du trou sombre d'une "feuille de chou littéraire", aux agissements desquels il faut enfin mettre un terme.

Moi, pour ma part, je préfèrerais diriger un casino ou un bordel plutôt qu'une telle tanière de critiques anonymes".



Rien ne semble manquer à  ces fragments de l'excellent texte du livre Seuil d'Arthur Schopenhauer "l'Art de l'insulte".


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