Le blog du MiroirAuxEssences. "Depuis plus de 10 ans, ma vie est consacrée à mettre les Huiles essentielles sur le chemin de la connaissance".

Nelle, le parcours d'une petite hépatique

Aucun commentaire

Soigner son enfant, 


c'est possible.

Peser l'alimentation, est-ce bien la solution ? Témoignage.


L'histoire de Nelle Copyright 


Alors, on disait à la mère de Nelle : "Un jeune enfant doit boire du lait". Ce fut pour elle une évidence de répondre que, oui, tous les enfants consommaient du lait, mais qu'en cas d'incompatibilité digestive, on devait pouvoir le remplacer, par un autre produit laitier. Elle ne savait pas encore avec quoi néanmoins, elle voulut bien essayer de faire plaisir à sa fille qui aimait le lait en petite quantité. Elle lui fit boire un bol de lait d'environ 150 gr le matin. Ce fut pour la mère de Nelle une consolation sensible de voir que Nelle sembla mal digérer cette boisson, notamment du point de vue intestinal.



Ce fut seulement lorsqu'elle découvrit le miraculeux pouvoir du lait caillé que l'état physiologique de sa fille s'améliora considérablement. Ses toux coqueluchoïdes cessèrent. Le poids reprit sa courbe ascendante et la mine de cette dernière s'en trouva plus claire. Nelle arriva à prendre les 500 à 600 gr de lait par jour qui lui étaient nécessaires mais qu'elle n'arrivait pas à digérer sous forme de lait pur. Grâce aux qualités organoleptiques de la caséine contenues dans ce fameux lait caillé, elle retrouva un certain bien-être. La caséine déversa dans son organisme des principes nutritifs sans en subir les inconvénients. Jamais son estomac n'aurait supporté pareille quantité de lait liquide.



La mère s'entêtait : "La caséine contient entre autres des matières grasses, des protéines, du soufre, du calcium, du phosphore, des Acides aminés précieux Méthionine et Tryptophane. L'AA Tryptophane intervient dans la nutrition des cellules cérébrales et musculaires. Seul, a été éliminé le "petit lait" ou lacto-sérum, élément indigeste et nocif pour tous les organismes principalement les plus sensibles. Il n'y a pas longtemps qu'on sait que ce "petit lait" résultant de la transformation du lactose en acide lactique, a une valeur alimentaire médiocre. Il ne contient à peu près que du lactose et n'est pas directement assimilé par l'organisme".



A 6 ans, Nelle avait fait de grands progrès et pouvait supporter sans fatigue ses journées complètes à l'école élémentaire. Ses rhumes avaient presque disparu ou étaient devenus bénins. Ses éruptions cutanées s'espaçaient mais sa mère continuait de parler de sa fragilité hépatique. Elle se rendit à l'évidence que l'insuffisance hépatique était, contrairement à la crise de foie, une maladie chronique. Comme elle l'avait pressenti dans le cas de Nelle, les troubles ayant débuté dans son enfance, se poursuivraient à l'adolescence.



Nelle, égarée, mal dans sa peau avait des symptômes digestifs, des ballonnements, elle se plaignait de douleurs abdominales, et sa mère ne put que constater indigestions, nausées, constipation, diarrhée, aérophagie, nombreuses intolérances alimentaires qui devenaient désormais le quotidien de sa fille ;  Nelle s'agitait avec des problèmes cutanés, eczéma, et psoriasis mais elle était  fatiguée, amaigrie, elle perdait l'appétit.. En réponse, la maman de Nelle constitua l'armature alimentaire suivante :



Quantités pour une journée :


- 50 à 70 gr de viande,

- Avec 80 gr de poisson et deux œufs/semaine,

- 40 gr de lait caillé (*) accompagné de 100 gr de lait liquide (petite quantité de lactose indispensable)

- 15 gr de fromage,

- 15 à 20 gr de matières grasses,

- 20 gr de fruits secs, pruneaux, figues, dattes, etc.

- 150 gr de fruits frais divers,

- 50 gr de salade,

- 200 gr de pommes de terre,

- 175 gr de pain,

Quantités pour une semaine :


- 2 rations de 50 gr de riz,

- Céréales complètes diverses mixées quatre fois/semaine.



Nelle détestant ce qui était trop sucré, une cuillerée de confiture lui suffisait. Ces proportions accusaient de nettes différences avec celles prônées par les grands spécialistes de la nutrition, sa mère le savait. Elle le voyait notamment dans la distribution des féculents, sucres et matières grasses.


La maman de Nelle allait le comprendre encore plus la veille du premier jour d'un mois de décembre. Une violente crise d'acidocétose ou grave crise d'acétone par le foie, se déclencha pour la première fois chez Nelle. Des vomissements incoercibles se déclenchèrent, sa mine s'altéra, une forte odeur acétonique se dégagea de son haleine et, un examen de ses urines confirma la présence d'acétone. Au moment de l'acuité sa mère voyait des urines très réduites. Elle eut très peur car cet état pouvait conduire au coma voire à la mort.


La mère de Nelle en déduisit que les glucides et les matières grasses étaient trop forts face au pouvoir assimilateur et à la faiblesse hépatique de sa fille. Elle réduisit la crise en 36 heures avec une mise à la diète complète durant les vomissements. Lorsque ceux-ci cessèrent, elle lui fait reprendre immédiatement une alimentation synthétique, allégée environ du tiers de ses rations habituelles avec conservation de la viande pour combattre la dénutrition. Les forces de Nelle remontèrent, ses forces revinrent, elle n'avait plus envie de dormir, et elle reprit meilleure mine. Afin de retrouver une tolérance hépatique, elle avait réajusté à :

Quantités pour une journée :


- 125 gr de pain,

- 125 à 150 gr de pommes de terre,

- Suppression complète des céréales mixées,


Deux mois plus tard, une nouvelle crise d'acétone se déclara chez Nelle, consécutive il semble à la tentative de sa mère de lui faire ingérer de l'huile de foie de morue. Cette décision fut prise car il lui semblait qu'une fin d'hiver avec manque de soleil et de vitamine D allait encore affaiblir l'organisme délicat de sa fille et entraver son développement normal.

Pourtant l'huile de foie de morue contient naturellement de la vitamine A, D et des Acides gras Omega-3.

Sa vitamine A est un antioxydant, elle contribue au maintien d'une bonne vision et à l'entretien de la peau et des muqueuses.

Ses vitamines A et D : au fonctionnement normal du système immunitaire

Sa vitamine D entretien les os, les muscles et le cœur et agit au niveau des intestins, des reins pour l'absorption du calcium, et du phosphore pour permettre leur fixation sur les os.



Selon la mère de Nelle, son organisme privé de soleil en cette période allait contrarier son développement naturel. Afin de relever sa mine et sa vitalité, elle s'efforçait de privilégier telle ou telle catégorie d'aliments mais force était de constater qu'aucune amélioration ne se présentait car différents troubles persistaient quand de nouveaux apparaissaient. Nelle aurait peut-être besoin de vitamine D et pas d'autre chose. Elle avait encouru un échec avec 15 gouttes d'huile de foie de morue, ce qui la conforta dans l'idée que le soleil était le meilleur ami de Nelle. Enfin les rayons du soleil remplacèrent l'huile, ils se présentèrent comme un aliment indispensable à ses huit ans.


Sa mère convaincue du bienfait des rayons de l'astre solaire, résolut d'appliquer les grands moyens. Elle allait en faire bénéficier l'organisme de Nelle. Elle avait compris que le soleil était un aliment indispensable à la croissance des enfants. Qu'il était obligatoire de prendre l'hiver des bains de soleil, avec protection efficace de la peau au moyen de crèmes,  en chambre, la fenêtre fermée ou grand-ouverte. Fi du froid ! . Elle ne cessait de vanter ce système de luminothérapie, selon elle,  intelligent et efficace.

"En mars-avril s'observent le maximum d'états morbides asthéniques et infectieux, par déclin des forces, épuisement vital, carences alimentaires et insuffisance de rayons solaires. La soudure des vitalités annuelles ne s'opère donc pas sans créer des difficultés à l'organisme." Sa fille tout-à-fait réfractaire au froid,  conviendrait donc d'y répondre malgré elle. Nelle n'y comprendra rien mais en même temps elle était satisfaite d'avoir rempli quelques uns de ses devoirs de mère. Elle en avait toutefois omis un, l'alimentation saisonnière.

Au cours de l'été qui a suivi, Nelle subit encore une troisième et dernière crise d'acétone avec une importante éruption d'aphtes. La mère de Nelle s'accusa de n'avoir pas été assez vigilante pour modifier les dosages alimentaires selon le changement de saison. En effet elle avait appris que ce point était très important. Même en cas d'un bon appétit, il était conseillé de modifier la ration alimentaire prévues lors des saisons froides. Qu'il ne fallait pas consommer la même nourriture selon le changement de saison, que les dosages alimentaires devaient être différents. Qu'il ne fallait pas omettre de considérer les influences solaires sur l'organisme et sur les valeurs alimentaires. Au bout de trois jours, la crise s'estompa, les aphtes, avec la manœuvre des dosages alimentaires rectifiés, disparurent sans aucun soin local.




Qu'est devenue Nelle après ses trois éprouvantes crises d'hypercétonie ?

C'est ce que nous découvrirons lors du troisième article.




(*) Il existe plusieurs méthodes pour faire cailler le lait. La principale est avec de la présure. Voir l'article du lait caillé 




A SUIVRE










Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Votre guide de l'aromathérapie, des indications thérapeutiques et précautions d'usage. Blog sans but lucratif.