Soigner son enfant, c'est possible. Peser l'alimentation, est-ce bien la solution ? Témoignage. Quand elle vint au mon...

L'histoire de Nelle

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Soigner son enfant, c'est possible. Peser l'alimentation, est-ce bien la solution ? Témoignage.



L'histoire de Nelle Copyright






Quand elle vint au monde, Nelle pesait 2kg700. Menue, mais bien constituée, elle semblait récapituler les talents de son père et les charmes de sa mère. Mais les douceurs de la naissance ne furent si heureuses. La vitalité de son père n'avait d'égale que la nervosité de sa mère. Ce fut sans doute là, source de ses plus grands maux.


Une très mauvaise jaunisse manqua l'enlever à ses parents mais l'enfant triompha du mal. C'était un adorable bébé, pas très gros, mais bien en chair. Après un allaitement au sein, le changement d'alimentation qui s'en est suivi, ne posa aucun problème. Sa mère lui appliquait de bonnes et rigoureuses habitudes d'hygiène alimentaire.

Il faut savoir que sa mère, à qui la nature avait donné un besoin de création aussi fort et déterminé que celui de son mari était absent, n'avait rien d'un esprit oisif ou paresseux. Bien que maîtresse de maison au foyer, elle devint phytothérapeute, obtint un diplôme de l'Académie des Sciences, un diplôme en diététique et nutrition et enfin en bromatologie, bio-esthétique et enfin le diplôme en naturopathie d'un Collège des Thérapeutiques naturelles. C'est dire si elle possédait des connaissances que d'autres n'avaient pas.



Nelle partit vivre chez ses grands-parents jusqu'à l'âge de 4 ans, âge auquel, ses parents la reprirent définitivement. Très légère et menue, elle pesait alors 13kg900. C'était insuffisant, d'autant plus qu'elle s'allongeait. Son rapport taille-poids se déséquilibrait, elle n'était pas malade, mais présentait du PSORIASIS. Une affection cutanée caractérisée par des tâches rouges qui se localisaient sur les membres et le ventre d'une manière chronique. Ce qui la rendait délicate, peu résistante et indiquait une fragilité gastro-hépatique.


De par ses connaissances, sa mère comprit la nature de ces tâches rouges qui évoluaient périodiquement par poussées successives. On aurait pu dire qu'elle était déjà sans doute une petite arthritique (***) en puissance. Cependant, elle ne s'en inquiéta guère car elle disposait, selon elle, d'une arme thérapeutique majeure à sa disposition : l'alimentation.


Elle commença donc à exercer sur elle "sa manie d'expérimentation diététique", et tenta ses premiers essais avec :

En dose journalière :

-  40 gr viande-poisson-œufs,

-  15 gr de matières grasses,

- 250 gr d'aliments féculents,

- Légumes, fruits,

- Sucres en quantité modérée.

avec la ferme conviction, en raison des allergènes,  qu'il était préférable de laisser le lait de vache de côté. Elle ne lui donna donc pas de lait.


Très vite, cependant, sa mère se rendit compte que tout ceci était largement insuffisant et elle releva ses rations journalières à :

-  50/60 gr de viande-poisson-œuf,

-  25 gr de beurre et fromages

- 250 gr de féculents avec pain, pâtes, céréales, pommes de terre.


Elle se trouvait déjà à l'âge de 4 ans et demi, avec une prise de poids mensuelle obligatoire d'environ 100 gr mais n'y parvenait pas. Sa courbe de poids était irrégulière, présentant de larges variations de chutes et de remontées. Elle présentait aussi des difficultés de croissance et il s'avérait difficile d'augmenter ses rations sans risque de voir jaunir ses selles ou altérer sa mine et sa vitalité.


Elle continuait d'aller régulièrement à l'école mais toussotait perpétuellement. Son nez coulait sans interruption si bien que sa mère commença à envisager des troubles rhinopharyngés chroniques avec adénoïdectomie pour enrayer éventuellement l'augmentation de volume de ses amygdales. Au printemps suivant, elle attrapa une coqueluche (sans dénutrition) qui n'arriva à son terme qu'au bout d'un mois et demi. Les antibiotiques pour la soigner déclenchèrent une irruption de boutons. Finalement, elle dû terminer son année scolaire au jardin.


L'ensemble de ces troubles fonctionnels semblait indiquer que son état physiologique était précaire dans le sens où il permettait à l'organisme de retenir le microbe, d'entretenir ses rhumes ou d'exacerber ses affections cutanées.


Nul doute que d'importantes erreurs étaient commises dans son régime, mais lesquelles ?


Nous en saurons plus lors du prochain article.




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(**) L'arthrite est une inflammation des articulations, mais pouvant également toucher les autres structures qui les composent. L'arthrite peut avoir plusieurs origines, en particulier un traumatisme, une infection, une maladie auto-immune ou une maladie inflammatoire articulaire chronique comme la spondylarthrite ankylosante ou la polyarthrite rhumatoïde. L'arthrite peut toucher une seule articulation (monoarthrite) par exemple dans le cas de la goutte, plusieurs articulations souvent à proximité les unes des autres (oligoarthrite) ou de nombreuses articulations (polyarthrite) comme dans la polyarthrite rhumatoïde.








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qui sautent à cloche-pied
en criant sur le trottoir.
Alors il tourne la tête
et pleure en silence
dans don petit bras plié.