L'héliothérapie. Contre-indications et dangers

La cure solaire doit être appliquée avec ménagement ou même complètement proscrite chez les personnes dont le passé pathologique n'est pas indemne



Attention




Les bains de soleil, activant les fonctions circulatoires, sont par conséquent contre-indiqués chez les personnes, au niveau circulatoire, présentant :

- de l'hypertension artérielle élevée,
- de l'artériosclérose avancée,
- des problèmes sanguins de coloration rouge du visage,
- des maladies graves du cœur,
- la maladie de Basedoxw,
- de la tachycardie,
- de l'arythmie vraie d'origine myocardique.


Le foie

Femme soleil



Les bains de soleil sont également néfastes chez celles et ceux dont le foie est congestionné par un surmenage fonctionnel : alcoolémie (abus de vin ou d'alcool), grands consommateurs de farineux, ou chez les personnes atteintes de paludisme. Il a été observé chez ces malades, à la suite de bains de soleil pris en été sur la Côte d'azur où la température est particulièrement élevée, soit de l'ictère, soit une cholécystite, soit de l'urticaire, soit des signes de colite. La cure de soleil devra se faire avec ménagement.

Chez d'autres personnes prédisposées, les bains de soleil ont pu provoquer des migraines, des crises d'asthme, des congestions bronchiques ou pulmonaires.

Chez les personnes tuberculeuses avérées, il est apparu des hémoptysies graves, des poussées de fièvres, une accélération du pouls et la recrudescence de leurs lésions pulmonaires. Il a été constaté également des poussées de méningite.

La cure de soleil est donc formellement contre-indiquée chez tous les tuberculeux pulmonaires en période évolutive.

Chez les personnes nerveuses et déprimées


Les bains de soleil seront appliqués avec ménagement ainsi qu'aux personnes neurasthéniques et anxieuses. Une adaptation progressive et lente alors est nécessaire.

Insolation. Il est à surveiller avec soin l'adaptation de la personne au soleil, l'organisme pouvant réagir d'une façon différente chez chaque personne.



Forme dépressive de l'intoxication solaire


L'intolérance au soleil

Exception faite des habituels coups de soleil, il est des cas où l'intolérance aux rayons solaires se manifeste par des signes de fatigue générale ; la personne est lasse, déprimée, sans appétit ; elle ne pense qu'à se reposer et à dormir, elle est inerte et sans courage.

Forme irritative

Chez d'autres personnes c'est l'irritabilité qui domine ; la personne est de mauvaise humeur, colérique ; elle dort moins bien, s'agite dans son lit.

Dans ces deux cas, il a été observé en plus une soif plus ou moins intense et qu'il faut se garder de satisfaire sans mesure. Il peut exister aussi, dans les cas d'adaptation trop rapide, une fièvre légère (37°5) après l'exposition ainsi qu'une accélération du pouls.


Les accidents locaux


Des cicatrices disgracieuses sur le visage peuvent s'observer quand sur des lésions solaires (coups de soleil) se greffent une infection secondaire ainsi qu'une pigmentation.

Conjonctivite. Chez certaines personnes qui ont eu l'imprudence de ne pas porter de verres fumés, il a pu être observé une conjonctivite, habituellement passagère, avec larmoiement, photophobie et gonflement des paupières qui peut persister quelques heures ou quelques jours ;

Certaines maladies de la peau peuvent être déterminées par une exposition prolongée aux rayons solaires ou aux rayons lumineux artificiels : acné, herpès, prurigo, eczémas, urticaire, hydroa vacciniforme, éphélides, lupus érythémateux.


Problèmes esthétiques


  • La peau soumise d'une manière prolongée aux rayons d'un soleil trop fort, surtout au bord de la mer, se flétrit, se ride, et des lésions brunâtres, des croûtes pouvant évoluer ultérieurement vers le cancer de la peau, peuvent s'observer sur les parties découvertes, exposées au soleil.
  • Attention à l'essence de bergamote, de citron (eau de Cologne), on a vu apparaître des taches couleur brun chocolat pouvant persister plusieurs mois.
  • La dermatite des près. Elle est due à la chlorophylle des plantes. Elle a été observée chez des personnes qui, après un bain, se sèchent au soleil en se couchant sur l'herbe.



Les accidents généraux


Ils sont beaucoup plus graves que les accidents locaux, consécutifs à une exposition prolongée au soleil, puisque ceux-ci peuvent être mortels.

Dans les cas bénins, tous se borne à un malaise passager accompagné d'une élévation de température pouvant aller de 38° à 40° et même 41° Parfois, surtout chez l'enfant, on peut observer des maux de tête, du délire. Enfin, dans certains cas, ce coup de soleil ou coup de chaleur peut entraîner la mort par hyperthermie, congestion cérébrale et hémorragies méningées ; le malade tombe sans connaissance, agite de convulsions.

Habituellement, ces cas mortels ne se produisent que dans des circonstances bien précises :

  1. Baisse de la pression atmosphérique,
  2. Sécheresse et aridité du sol,
  3. Absence de ventilation,
  4. Le port de vêtements trop serrés au cours d'une marche avec des paquets trop lourds, compression dans une foule compacte,
  5. Dysenterie, paludisme, alcoolisme, dénutrition.

Ces accidents graves sont ordinairement annoncés par une sécheresse brûlante de la peau, la fréquence des mictions et la suppression de la transpiration.

Il importe alors de prendre les mesures préventives indispensables : ventilation, refroidissement par air frais ou enveloppement dans un drap humide, glace sur la tête, boissons glacées.



***



En conclusion, il résulte de ces observations que nul ne peut s'exposer au soleil sans inconvénients, n'importe où et n'importe comment. Chez les personnes en bonne santé et en particulier chez l'enfant, l'exposition aux rayons solaires donne le plus souvent des résultats très favorables, à la condition de se garder de tout excès.

Dans les autres cas, il convient de ne se soumettre à l'héliothérapie naturelle ou artificielle que sous surveillance médicale, et à des doses adaptées à chaque personne. Il semble donc que l'idéal réside en des cures fractionnées, entrecoupées de périodes de repos qui s'avèreront plus efficaces que l'exposition continue.



Article en rapport : L'héliothérapie












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Commentaires

  1. J'ai la maladie de basedow et je n'ai jamais fui le soleil depuis !

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    Réponses
    1. Bonsoir Josiane,
      Je ne suis pas médecin !! -
      Toutefois, si je peux me permettre, selon connaissances acquises, au soleil, tu devrais préférer L'IODE donné sous forme de solution de Lugol, de teinture d'iode, de diiodotyrosine en cures très prolongées. Son action est lente, parfois insuffisante dans les formes sévères ; par contre, il s'agit d'un traitement sans danger et agissant bien sur l'exophtalmie (soit en bloquant la sécrétion d'hormone thyréotrope qui est en partie responsable de ce signe).
      Les antithyroïdiens de synthèse sont le propyl-thio-uracile, la mercaptothiazoline, le benzyl et le méthyl-thio-uracile et le méthyl-mercapto-imidazol. Ils agissent très rapidement, mais exposent à des accidents, non pas tant sanguins ou hépatiques qu'oculaires (aggravation de l'exophtalmie par libération de thyréostimuline ; la thyroxine à faible dose freine cette action).
      Le traitement par l'iode radioactif fondé sur l'avidité des cellules thyroïdiennes pathologiques en iode, permet une radiothérapie qui a les mêmes indications qu'une intervention chirurgicale. Ses risques paraissent moins importants.
      Il existe à présent il me sembre 3 méthodes : médicale, chirurgicale et radiothérapique.
      Quel que soit le procédé que tu choisiras, il est préférable de te mettre au repos complet et prolongé, physique, moral et intellectuel. Le médecin devrait savoir t'aider pour ce repos en éloignant de toi ton milieu habituel, tant familial que professionnel, par la prescription des sédatifs adaptés que lui seul choisira.
      Bonne soirée Josiane, merci pour ton passage.

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Le petit garçon malade
ne veut plus regarder les images,
il ferme ses yeux las;
il laisse ses mains chaudes
traîner sur le drap.

Sa mère ouvre la fenêtre
et le rideau blanc se balance
sur la rue, ce soir de mai.
Il entend jouer les autres
qui sautent à cloche-pied
en criant sur le trottoir.
Alors il tourne la tête
et pleure en silence
dans don petit bras plié.

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