Les vacances sont loin. Après cette interruption d'écriture, ce n'est pas à moi ni à ceux qui en savent plus long sur les huiles ...

La phytothérapie.

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Les vacances sont loin. Après cette interruption d'écriture, ce n'est pas à moi ni à ceux qui en savent plus long sur les huiles essentielles, mais à vous lecteurs assidus de mon MiroirAuxEssences, que j'offre mon premier article de retour, espérant que vous pourrez en tirer quelques enseignements utiles.



Tisane



La phytothérapie et l'aromathérapie, sont des sciences reconnues comme telles, utiles pour l'humanité.

Destinées à guérir et en attendant de vous convaincre, elles revivifieront vos forces si vous les utilisez à bon escient.


EN PRATIQUE QUOTIDIENNE


Quelques notions à connaître. La prescription des plantes en thérapeutique  peut revêtir deux formes  : soit les plantes à l'état naturel, soit sous formes de préparations dans le but d'extraire et de conserver par là même, les principes actifs de la plante.


PLANTES EN L'ETAT OU TISANES


L'utilisation est classique, vous vous rendez chez l'herboriste de votre choix. Ce mode d'utilisation est bien connu, toutefois, pour en tirer le maximum de bénéfices pour l'organisme,  il est nécessaire de respecter certaines règles  :

Les doses. Elles sont fonction des plantes concernées, mais aussi, pour une même plante, du but recherché. Elles varient pour les plantes sèches de 5 g à 50 g par litre infusé.

Les mélanges. Ils doivent être homogènes. Il faut éviter le mélange de fleurs et de racines, car le mode de préparation est différent. En effet les fleurs sont traitées par infusion contrairement aux racines qui le sont par décoction, dans la majorité des cas. Si l'on se trouve devant fleurs et racines, il faudra faire deux préparations, d'une part l'infusé de fleurs, d'autre part la décoction ou la digestion des racines et ensuite procéder à l'assemblage des filtrats.

Les modes de préparation des tisanes doivent être respectés. En plus de l'inconvénient des mélanges d'une extraction incomplète, il arrive que certains principes actifs soient extraits à une certaine température et les autres à des températures différentes. Ceci entraînera des actions diverses par une même plante. L'exemple le plus cité est celui de la racine d'ipéca, qui traitée par infusion est vomitive, mais traitée par décoction, antidiarrhéique.

Une eau pure. Toutes les plantes pour tisanes doivent être lavées à l'eau froide juste avant utilisation afin d'éliminer poussières et résidus de la même manière que sont rincés légumes ou fruits. L'eau utilisée doit être de bonne qualité qui garantit les principes actifs et les sels minéraux contenus dans la plante.

Durée de conservation des tisanes. Jamais au-delà de 24 heures.

Non aux plantes déjà coupées. Malgré les inconvénients d'emploi, il faut privilégier la plante entière naturelle à la présentation en sachets ou infusettes. En effet, les infusettes sont constituées de plantes fractionnées d'une manière fine donc plus fragiles car on a multiplié les surfaces de contact de la plante avec l'air. Il y a donc une perte de 30 à 40 % pour les essences aromatiques dans des délais très courts avec risque de voir, au contact de l'air se développer des phénomènes d'oxydation et donc d'altération de la plante.

LES PHYTOTHERAPIES D'EXTRACTION


Les poudres de plantes. Voir



  1. Elles peuvent contenir une ou plusieurs plantes, être utilisées soit en sachets soit en gélules.
  2. Elles seront consommées juste après la préparation dans le but de conserver les principes actifs des plantes et d'éviter les phénomènes d'évaporation et d'oxydation.


Les teintures : A l'origine, dans des études antérieures, il s'agissait de "colorant d'extraction" (préparations destinées à extraire la couleur des plantes). Mais à ce jour, on parle de préparations liquides résultant de l'action de l'alcool bien maîtrisée, sur des substances végétales.


Il est à noter que Teinture et Teinture mère sont deux produits différents. Vous trouverez souvent ces appellations si vous appréciez de lire les livres de phytothérapie :


- Les teintures ou teintures officinales sont obtenues par action de l'alcool sur la plante séchée. Le poids de teinture recueillie est de 5 fois le poids de plante utilise.

- Les teintures mères ou alcoolatures sont l'origine de la fabrication des produits homéopathiques.


Elles s'opposent aux teintures officinales par le mode de fabrication. Elles sont préparées à partir de plantes fraîches et non sèches, et par macération alcoolique et non lixiviation. Le poids de teinture mère obtenue est 10 fois celui de la plante de départ, exprimée en plante sèche. Selon Delaiche et Dorvault, généralement une alcoolature est moins chargée en principes actifs qu'une teinture.


- Les extraits fluides. Forme de teinture correspondant à leur poids en plante.

- Les extraits mous, vins et vinaigres officinaux sont d'un usage plus restreint.

- Les nébulisats de plantes sont obtenus par dessiccation instantanée à haute température d'extraits aqueux ou alcooliques. Les poudres obtenues par ce procédé conservent dans leur intégrité les produits d'extraction en volume réduit et sont d'utilisation facile. Ces nébulisats se présentent en cachets ou gélules, administrables en doses thérapeutiques très actives.


L'aromathérapie étant la définition de l'utilisation des essences de plantes dans un but thérapeutique, Delaiche mentionne de respecter ces deux points fondamentaux :
a) la qualité des essences;
b) la concentration d'où une extrême prudence quant à l'utilisation de ces produits.

Les essences, compte tenu de leur prix, sont parfois falsifiées, voire allongées. Mais les essences sont aussi des produits dont la composition qualitative et quantitative varie selon les climats et espèces utilisées.

Chaque essence réunit sa composition, son aspect propre, son action thérapeutique et il est vraiment en faveur des consommateurs que figure sur les prescriptions médicales, l'origine des essences. En effet les essences peuvent s'utiliser par voie externe (respiration) mais aussi  par voie interne (aromathérapie interne)  et  une utilisation non appropriée peut être regardée comme un danger.


Utilisation interne


Ainsi, les essences sont des concentrés hautement actifs des plantes dont elles sont issues. Pour obtenir un kilo d'essence, il faut plusieurs centaines de kilos de plantes, voire plusieurs tonnes. Ces produits sont donc hautement concentrés et il doivent être pris à faible dose et uniquement sous contrôle médical.

Le pouvoir toxique des essences n'est plus à démontrer et plusieurs cas d'intoxication ont été signalés par des personnes non averties ayant consommé des doses trop importantes.

Seule la prescription médicale doit juger de la dose à administrer, qui reste de l'ordre de 1 à quelques gouttes.

Les essences ne doivent pas être administrées pures, mais en solutions (alcooliques, huileuses ou glycérinées).











Selon bibliographie : Delaiche, Brooks, Bentley, Brunel, Baralier.







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1 commentaire:

  1. josiane11/05/2015

    Je ne suis pas trop tisanes à part celle de thym ou de camomille (du jardin) !

    RépondreSupprimer

Le petit garçon malade
ne veut plus regarder les images,
il ferme ses yeux las;
il laisse ses mains chaudes
traîner sur le drap.

Sa mère ouvre la fenêtre
et le rideau blanc se balance
sur la rue, ce soir de mai.
Il entend jouer les autres
qui sautent à cloche-pied
en criant sur le trottoir.
Alors il tourne la tête
et pleure en silence
dans don petit bras plié.