MODES DE PRÉPARATION  

Comparaison des mesures anciennes et nouvelles

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MODES DE PRÉPARATION

 


Comparaison des mesures anciennes et nouvelles

Définition des divers modes de préparation des plantes
 
   Leur utilisation
 

Dans ce chapitre, vous trouverez des indications ayant trait parfois à des produits de nature différente des essences.
C’est que, tel quel, il a paru former un ensemble utile qu’il eût été inopportun de démanteler.
Alcoolat : liquide obtenu par distillation de l’alcool sur une plante.
Alcoolature : liquide obtenu par contact prolongé d’une plante fraîche dans l’alcool.
Alcoolé : (voir teinte alcoolique).
Bain alcalin : 250 gr de carbonate de soude ou 300 gr de carbonate de potasse : ajoutés à l’eau du bain.
Bain d’amidon : ajouter, dans l’eau du bain, 500 gr de poudre d’amidon (250 gr pour les enfants). Recommandé contre l’irritation de la peau, les démangeaisons (dermatoses).
Bains aromatiques : mettre dans un sachet 500 gr d’espèces aromatiques (250 gr pour les enfants) ; Verser dessus 3 ou 4 litres d’eau bouillante. Laisser infuser 10 à15 minutes en vase clos. Ajouter au bain (asthénie, lymphatisme, nervosisme, algies rhumatismales …).
1 – genièvre : recommandés aux arthritiques et aux rhumatisants
2 – lavande : sédatifs (troubles nerveux, insomnies). Indiqués également aux enfants fragiles ou débiles. Les alterner avec les bains de pin, romarin, algues marines.
3 – marjolaine : fortifiants (pour certains, supérieurs aux bains de thym).
4 – pin : fortifiants. Recommandés également aux rhumatisants et aux goutteux (les bains locaux seront utilisés contre la transpiration exagérée des pieds).
5 – romarin : fortifiants, surtout pour les enfants. Indiqués également aux rhumatisants et aux sujets atteints de faiblesse de la vue.
6 – térébenthine : antirhumatismaux.
7 – sauge : fortifiants, pour les enfants affaiblis, rachitiques ou scrofuleux. Favorables aux rhumatisants.
8 – thym : fortifiants et, par ailleurs, indiqués aux arthritiques, rhumatisants, goutteux et contre les affections pulmonaires chroniques.
Ces bains peuvent, plus simplement, être préparés à l’aide d’essences aromatiques, seules ou associées. Certaines préparations commercialisées comportent diverses essences dont l’usage rendra de grands services dans les cas, si nombreux, de fatigue, de nervosité, d’insomnie, de troubles des règles, de troubles circulatoires, d’affections rhumatismales …
Bains d’essences et d’algues associées :
L’association récente, dans le même bain, de certaines algues marines et de complexes aromatiques choisis, en faisant bénéficier l’organisme des propriétés des unes et des autres, a permis d’étendre considérablement les indications. Outre les affections mentionnées ci-dessus, en sont justiciables l’embonpoint et la cellulite, le lymphatisme, les convalescences traînantes, l’anémie, les états de déminéralisation, le vieillissement prématuré, les troubles de la ménopause et du vieillissement normal, certaines affections de la peau …
Bain artificiel de Vichy : 500 gr de bicarbonate de soude préalablement dissous dans de l’eau chaude (hépatisme, affections rénales, goutte).
Bain émollient : faire une décoction avec :
Eau ………………………           10 litres
Graine de lin ……………           1 kg
Racine de guimauve ….            1 kg (ou tiges vertes de mauve ou de guimauve)
Et l’ajouter au bain (maladies inflammatoires).
Bain résolutif ou fondant : faire infuser quelques poignées de sauge ou d’une plante aromatique quelconque dans 5 litres d’ »au bouillante.
Faire fondre à part :
Sel marin ………………………………     60 gr
Foie de soufre ………………………..     30 gr
Carbonate de soude …………………     15 gr
Pour un bain (lymphatisme, adénites).
Bain de sel : 4 kg de sel marin (lymphatisme, adénites).
Bain de son : faire bouillir 10 litres de son dans 20 litres d’eau. Passer au travers un linge dans une baignoire (émollient, rafraîchissant, maladies inflammatoires).
Bain sulfureux (ou de Barèges) : faire dissoudre 125 gr de sulfate de potasse dans 250 gr d’eau. Verser dans le bain (éruptions, affections cutanées, rhumatismes).
Bain de tilleul : se prépare comme le bain aromatique (500 gr pour l’adulte, 250 gr pour l’enfant). Contre : nervosisme, insomnies, affections nerveuses.
Bain tonique, fortifiant : sel marin : 2 kg et forte décoction de feuilles de noyer, faite à part : dans une baignoire.
Bain de pieds sinapisé : 100 gr de farine de moutarde (ou sel, vinaigre, cendres de bois).
Cataplasme antiseptique et cicatrisant : se fait avec de nombreuses plantes fraîches ou cuites.
Cataplasme calmant :cataplasme à la  farine de lin avec 15 à 20 gouttes de laudanum (douleurs, coliques) ou avec une décoction de pavot.
Cataplasme émollient : à la farine de lin et eau, à la fécule de pomme de terre, farine de seigle, avec des feuilles de mauve, de guimauve, de bette, cuites dans de l’eau.
(Relâchent les tissus – favorisent la transpiration).
Cataplasme de fécule : délayer la fécule à froid et faire chauffer jusqu’à consistance suffisante (émollient).
Cataplasme maturatif :oignons cuits sous la cendre (abcès, furoncles), farine de lin ou oseille cuite et savon.
Cataplasme simple : délayer de la farine de lin à l’eau froide. Faire cuire jusqu’à consistance de bouillie. Étendre sur de la mousseline et appliquer à chaleur supportable (émollient).
Cataplasme sinapisé :pratiquer de la même façon, laisser tiédir et saupoudrer la face destinée à être appliquée sur la peau, de farine de moutarde (tonique – révulsif – contre douleurs, bronchites).
Cérat : mélange de cire blanche et d’huile d’amandes douces. On y ajoute divers produits actifs.
Collutoire : médicament astringent, antiseptique, utilisé dans les affections de la gorge, de la bouche, des gencives.
Collyre : solution utilisée contre les affections des paupières et des yeux.
Compresse : on fait bouillir la ou les plantes et on applique le liquide obtenu à l’aide d’une gaze ou d’une serviette.
Décoction : solution obtenue par ébullition prolongée d’une plante (à pratiquer en vase clos). On met la plante dans l’eau froide. On fait bouillir de 10 à 20 minutes. Les écorces et les racines se font bouillir plus longtemps que les tiges et les feuilles.
Embrocation : pratique consistant à asperger d’un liquide approprié, et en frictionnant, une partie du corps.
Emplâtre : préparation adhérente destinée à être appliquée par voie externe. Il en est de diverses sortes, selon leur mode de fabrication et leurs composants : axonge, huile, cire, poix …
Enveloppement sinapisé :plonger une gaze dans l’eau tiède. Essorer et étaler sur une table. Saupoudrer de farine de moutarde. Mettre en place et laisser une dizaine de minutes à partir du moment où le patient ressent des picotements.
Espèces : vocable sous lequel on groupe les essences ou plantes douées des mêmes propriétés (espèces diurétiques, sudorifiques …)
Essence aromatique :substance odorante extraite de certains végétaux par des procédés divers : distillation à la vapeur, incision, expression simple …
Extrait : substance obtenue en évaporant partiellement une solution aqueuse, alcoolique ou éthérée d’une plante.
Extrait fluide : liquide obtenu en traitant une drogue par plusieurs fois son poids d’eau ou d’alcool et en l’évaporant jusqu’à ce que son poids soit celui de la drogue utilisée.
Extrait mou : l’évaporation a été arrêtée lorsque le produit avait la consistance du miel.
Fomentation : friction pratiquée avec un liquide chaud quelconque, soit à la main, ou à l’aide d’une éponge, d’une brosse, d’un tissu de flanelle …
Fumigation humide : on fait bouillir la ou les plantes dans de l’eau pour obtenir une vapeur aromatique.
Fumigation sèche : on fait brûler la ou les plantes sur des charbons ardents.
Huiles : remplir la moitié d’un bocal avec des plantes sèches ou des racines broyées et compléter par de l’huile. Laisser macérer trois semaines à température douce. Remuer de temps en temps. Décanter et mettre en flacon. Ainsi obtient-on des huiles médicinales ou culinaires :
Huile de camomille : utilisée en frictions contre les douleurs.
Huile de millepertuis : contre douleurs et brûlures.
Huile d’acore vrai : contre les pertes de mémoire – lutte, également, contre le chute des cheveux.
Huile d’anis et de romarin : contre la gale.
Huile avec thym, 2 feuilles de laurier, romarin : pour les grillades, etc…
Huile essentielle ou huile volatile voir essence aromatique.
Hydrolat : eau distillée aromatisée (hydrolat ou eau distillée de fleurs d’oranger).
Hydrolé : drogue obtenue par contact avec l’eau (macération, infusion, décoction).
Infusion : solution obtenue en soumettant, quelques minutes, une plante à l’action de l’eau bouillante (de 5 à 15 minutes, selon la plante).
Intrait : extrait spécial que l’on ne peut obtenir qu’en partant de la plante qui a gardé sa composition primitive. En effet, par la dessiccation simple – qui est une agonie du végétal – la plante se trouve modifiée par de nombreuses réactions chimiques produites sous l’influence de ses propres ferments. On stabilise donc la plante par des vapeurs chaudes d’eau ou d’alcool, puis on la dessèche dans un courant d’air tiède. La plante ainsi stabilisée peut subir les mêmes opérations que l’on fait subir aux drogues habituelles (extraits mous, extraits fluides). On l’épuise par l’alcool et l’évaporation laisse l’intrait (intrait de valériane, de marron d’Inde, de gui, de colchique …).
Jus d’herbes : se préparent à l’aide d’un centrifugeur, à la rigueur en pilant les plantes dans un mortier (en verre, en faïence … pas en métal) et en les exprimant à travers un linge. Très utiles – surtout au printemps - par  leur action dépurative et stimulante. En prendre ½ verre à un verre par jour.
Jus d’herbes amer et apéritif (affections biliaires) :
Angélique (tiges vertes) ……………….  1 petite poignée
Fumeterre ……………………………….   2 grosses poignées
Pensée sauvage ………………………..  2 grosses poignées
Chicorée ………………………………….  2 grosses poignées
Pissenlit ………………………………….  2 grosses poignées
Jus d’herbes amer et tonique (débilité) :
Menthe poivrée …………………………   1 petite poignée
Véronique ……………………………….   2 grosses poignées
Petite centaurée ………………………..   2 grosses poignées
Trèfle d’eau ……………………………..   2 grosses poignées
Houblon (tiges vertes) …………………. 2 grosses poignées
 
Jus d’herbes antiscorbutique (scorbut – ulcérations de la bouche)
Cochléaria beccabunga ………………..  3 poignées
Bourse à pasteur ……………………….. 2 poignées
Cresson de fontaine ……………………. 3 poignées
Jus d’herbes rafraîchissant (diurétique) :
Pourpier ………………………………….  1 poignée
Oseille ……………………………………  1 poignée
Laitue …………………………………….   1 poignée
Poirée ……………………………………   1 poignée
Scorsonère ………………………………  1 poignée
Pissenlit ………………………………….  1 poignée
Laudanum : alcoolé d’opium et de safran. Le laudanum de Sydenham titre 10 % d’opium et 1 % de morphine (20 gouttes = 5 ctgr d’opium. Une tête de pavot contient 5 à 6 ctgr d’opium.
Lavement adoucissant (diarrhées, rectite, hémorroïdes) :
Graines de lin ……………………………  15 gr
Feuilles de bouillon blanc ……………… 150 gr
Eau bouillante …………………………… 500 gr
Laisser infuser jusqu’à ce que l’eau soit tiède. Passer en exprimant et délayer un jaune d’œuf. A administrer en 2 fois.
Ou têtes de pavot sans graine …………            20 gr
Eau bouillante …………………………… 500 gr
Laisser infuser 2 heures et ajouter 10 gr d’amidon en poudre.
Ou
5 cuillerées de vinaigre
400 gr d’eau tiède
Lavement froid (constipation, vertiges) : 200 à 400 gr d’eau froide.
Lavement à l’huile ou glycérine (laxatif) : 1 à 2 cuillerées à soupe dans 400 gr d’eau tiède.
Lavement laudanisé (calmant, diarrhées) :8 à 12 gouttes dans une décoction de guimauve ou une autre plante émolliente (400 gr).
Lavement laxatif (constipation) :
Décoction de guimauve …………………………              300 gr
Miel ………………………………………………..               30 gr
Huile de ricin ……………………………………..               30 gr
Lavement purgatif :
Feuilles de séné ………………………………….  15 gr
Sulfate de soude …………………………………  15 gr
Eau bouillante …………………………………….  500 gr
Lavement salé (congestions, oxyurose) :une cuillerée à soupe de sel marin dans 400 gr d’eau tiède.
Lavement de tabac (congestion cérébrale) :
Eau tiède ………………………………………….   200 gr
Tabac ………………………………………………  1 à 2 gr
Liniment : composition d’huile, d’alcools et de produits actifs. Il s’emploie en applications simples, au pinceau, sur les parties malades.
Looch : médication épaisse, sirupeuse, administrée dans les affections pulmonaires, de la gorge et dans diverses maladies.
Lotion : on fait bouillir la ou les plantes dans de l’eau, on passe à travers un linge fin, on utilise en lavages.
Macération : solution obtenue en traitant, pendant un temps plus ou moins long, une plante par de l’eau froide, du vin, de l’alcool, de l’huile, pour en obtenir les principes solubles (selon les cas, de quelques heures à plusieurs jours, parfois plusieurs semaines).
Mellite : composé obtenu par cuisson de miel avec de l’eau ou des hydrolés divers.
Miel rosat : miel auquel on a ajouté une infusion astringente de pétales de roses (en gargarismes – en attouchements contre le muguet des enfants).
Oléo-saccharure : mélange d’huiles essentielles et de sucre, servant à aromatiser les boissons.
Onction : pratique qui consiste à appliquer des médications grasses thérapeutiques en frictions.
Onguent : préparation à usage externe, composée généralement de corps gras (huile, graisse …) avec ou sans principes actifs.
Plantes aromatiques pour bains :camomille, genièvre, lavande, noyer, pin, romarin, sauge, sureau, thym, tilleul, valériane …
Rob : sirop sudorifique et dépuratif ;
Sinapisme : mélange de farine de moutarde et d’eau que l’on applique, comme un cataplasme, sur la peau pour provoquer une révulsion.
Sirop simple : composé obtenu en faisant dissoudre, à froid ou à chaud, 180 gr de sucre dans 100 gr d’eau. On y incorpore les principes thérapeutiques voulus.
Teinture : liquide obtenu par la dissolution des principes actifs de substances médicamenteuses dans un liquide convenable (eau, alcool, éther).
Teinture alcoolique ou alcoolé :liquide obtenu par contact prolongé de plantes dans une quantité d’alcool dont le poids est 5 fois supérieur à celui de la plante.
Quelques abréviations :
aa ou P.E. : à parties égales.
Q s p : quantité suffisante pour.

 Voir : Comparaison des mesures anciennes et nouvelles. Lexique.

















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Le petit garçon malade
ne veut plus regarder les images,
il ferme ses yeux las;
il laisse ses mains chaudes
traîner sur le drap.

Sa mère ouvre la fenêtre
et le rideau blanc se balance
sur la rue, ce soir de mai.
Il entend jouer les autres
qui sautent à cloche-pied
en criant sur le trottoir.
Alors il tourne la tête
et pleure en silence
dans don petit bras plié.