Interactions

Rappel : LeMiroirAuxEssences ne pratique aucun exercice de médecine.

Il renoue simplement avec la tradition des anciens. Les indications reprises dans les articles d'une manière fiable, présentent le fruit des connaissances modernes liées aux progrès des méthodes d'investigation,  prenant source et appui à leurs lointaines expérimentations.

Fleur allergisante




L’allopathie en priorité. L'étude des plantes et de leurs essences connaît aujourd'hui un nouvel essor. Cependant demander aux médecines parallèles des guérisons miraculeuses quoique certains affirment le contraire, c'est aller au-devant de bien des désillusions. C'est méconnaître entièrement l'essence de la médecine traditionnelle et même l'essence de ce bas monde avec ce qu’il en coûte de la Recherche Médicale. De nombreux patients, intoxiqués par les médications chimiques allopathiques, se trouvent plus satisfaits des thérapies dites naturelles et ont recours notamment aux plantes et à leurs essences. Les hygiénistes leur laissent le choix, voire les informent mais ne doivent jamais omettre de les mettre en garde contre les dérives sectaires et dans un tout autre ordre d’idée, les mauvaises utilisations de ces essences. LeMiroirAuxEssences s’est donné ce but.

Les huiles essentielles ont la vedette. Ceci dit, oubliées pendant plusieurs années, les essences aromatiques sont, pour de nombreux chercheurs et une grande partie de l'opinion, redevenues - d'ores et déjà - des vedettes en matière thérapeutique. En face des accidents connus, de plus en plus fréquents, provoqués par nombre de médications chimiques et de synthèse devenues agressives, de nombreux malades ne veulent plus être traités que par les seules thérapeutiques naturelles, au premier rang desquelles il est juste de placer les plantes et les essences. Mais, il ne faut pas perdre de vue que certaines essences naturelles, mal utilisées peuvent se révéler dangereuses et même toxiques et doivent être prescrites par un praticien phyto-aromathérapeute qui connaît bien les inter-réactions et les dosages. En effet, une grande prudence s'impose lorsqu'on veut passer de la connaissance à la pratique : de graves problèmes peuvent se poser. De sorte que, bien souvent, seul ce praticien est apte à prescrire ces essences de plantes et le débutant en la matière doit s'armer de références très précises.

Le mimétisme de l’antiquité. Toutefois, d'aucuns disent que l'usage des plantes et des essences peut permettre, à qui sait bien l'entendre, des "miracles" en tous points comparables dans de nombreux domaines. Les Égyptiens antiques savaient déjà trépaner, anesthésier par des macérations vineuses de plantes ...D'une façon générale, en ce qui concerne les plantes, les légumes et les fruits, les exemples abondent qui prouvent la réalité de leurs actions multiples, généralement puissantes. Comme on assiste dans le monde entier, à l'éclosion d'un néo-hippocratisme c'est-à-dire, comme le disait le Professeur Savy, à une "collaboration avec la nature" pour l'œuvre de guérison et, sans méconnaître les acquisitions physicochimiques profitables du laboratoire, selon les hygiénistes, sachons utiliser les armes que nous offre la Nature, en essayant de les employer d'une façon empirique et plus rationnellement sur des bases scientifiques. Ceci ne peut nuire, ainsi, dans ce blog, il y aura le plus d'explications possibles, rapportées.

L’opinion de Gattefossé. Ceci dit, et malgré les rares inconvénients possibles - facilement évitables et généralement dépourvus de séquelles - de l'utilisation des plantes et des essences, "médecins et chimistes seront surpris de la multitude des corps odorants utilisables en médecine, écrivait R.M. Gattefossé, et de la grande variété de leurs fonctions chimiques. " Car, en dehors de leurs nombreuses propriétés largement exposées dans ce blog, l'avenir leur réserverait un rôle plus important encore...Ainsi déjà parlait Montaigne lorsqu'il disait que "les médecins pourraient tirer des odeurs plus d'usage qu'ils ne font, car j'ai souvent aperçu quelles me changent et agissent en mes esprits suivant ce qu'elles sont". Montaigne, évidemment, ignorait certains travaux du XXème siècle qui expliquent, par la découverte dans les essences de principes divers, hormonaux ou autres, leur action sur le physique et le psychisme, comme l'ont récemment rappelé divers auteurs français et allemands.

Un auxiliaire : Pour conclure, ce blog ne vise, en aucune façon, à réaliser une réclame pour telle ou telle fabrication. Ni a en obtenir le moindre but lucratif. Intentionnellement, aucun produit spécialisé n'est cité. LeMiroirAuxEssences a été créé dans le but unique de rendre service aux personnes convaincues du bienfait des huiles essentielles comme l'était ma mère, et de guider le lecteur internaute dans la pratique de l'aromathérapie si celle-ci le séduit. Précisons que le travail de recherche de ma mère n'a pour seul objectif que d'être utile à ses contemporains et de  demeurer dans le domaine scientifique. Il se défend, en particulier, de la moindre intention polémique. Et doit rester à l'appréciation de chacun.

Mise en garde. Enfin il ressort au travers de toutes les études sur la manière de traiter l'utilisation des huiles essentielles, un seul principe de précaution  : Seul un médecin est habilité à poser un diagnostic en cas de maladie.  La médecine naturelle non conventionnelle, ou uniquement allopathique,  sera au choix de chacun. Malgré les pouvoirs bienfaisants des huiles essentielles, le traitement par les essences des plantes demande un avis médical.


Interactions, pathologies, troubles avec l'utilisation de l'aromathérapie.
L'iris, fleur allergisante. Observations formulées par un médecin du travail


Certains troubles allergisants. L'Aromathérapie a depuis plusieurs années enfin reconquis le droit de cité un temps perdu. Mais si les traitements par les huiles essentielles sont bénéfiques, à condition de savoir les utiliser et qu’elles soient naturelles, leurs manipulations peuvent provoquer des troubles.
Il a été relevé cet article du Dr Camatta (de Grasse).

Pathologie de la parfumerie et de l’aromatique


Étude réalisée. Cette étude (journal de médecine de Lyon) est le résultat de vingt années d’observation sur les affections professionnelles inhérentes à l’industrie de la Parfumerie. L’effectif soumis à leur surveillance médicale est d’environ 2 500 personnes, mais seuls les 1 500 employés aux fabrications proprement dites sont concernées dans cette étude. Compte tenu des départs et nouveaux embauchés, leurs observations ont porté sur un effectif de 2 120 personnes. La stabilité de l’emploi est assez remarquable dans notre Industrie, il s’agit à 90 % d’une main d’œuvre locale très attachée à son terroir où il est de tradition de travailler dans les Usines de parfumerie.
Manifestations pathologiques. Ce médecin et ses alter ego ont étudié les différentes manifestations pathologiques suivant leur nature, leur fréquence et celle-ci en pourcentage calculé non pas sur le nombre total des travailleurs de notre Industrie, mais par rapport au nombre de ceux qui ont été exposés aux risques. Cette approche n’est pas parfaite, car ils ont souvent des mutations temporaires de service à service. Par ailleurs, disent-ils, suivant le travail effectué, le "contact" avec tel ou tel produit n'est pas le même comme nous allons le voir.
Les manifestations allergiques. Ils n’ont pas examiné les maladies de la profession ayant pour origine directe les moyens d’extraction. Ces moyens ne sont pas propres à la profession, il s’agit particulièrement des solvants, des acides, des bases, etc. dont les nuisances sont communes à des nombreuses industries. Leurs observations ne concernant que les matières premières ou dérivés synthétiques inhérentes à l’Industrie de la Parfumerie et de l’aromatique. Il s’agit presque essentiellement de manifestations allergiques cutanées ou respiratoires dont l’évidence et l’origine sont indiscutables. Ils n’ont pas tenu compte des « patraqueries » digestives par exemple, qui sont trop imprécises et variables suivant les intéressés. Certains accusent en effet « les odeurs » de leur donner des crises de foie, or il n’existe aucune définition précise de la crise de foie : il s’agit d’une véritable entité morbide bien française et qui couvre toute la pathologie digestive fonctionnelle.

Les réactions dermiques allergiques, eczémateuses, sont provoquées avant tout par :


1 – La Citronnelle

Il s’agit en général d’un eczéma suintant atteignant la face externe des mains, les espaces interdigitaux, les avant-bras et rarement d’autres régions. Cet eczéma atteint les ouvriers employés dans les ateliers de fabrication où l’essence est manipulée journellement et les magasins de stockage. Il a été relevé 21 cas sur 250 sujets exposés. Fait remarquable, si la citronnelle provoque ces phénomènes, ses dérivés l’hydroxycitronellal et le Géraniol technique n’ont pas été incriminés avec certitude.

2 – Tous les produits terpénés, en particulier les essences d’agrumes sont connus pour leurs réactions dermiques allergiques. Les manifestations cutanées sont analogues à celles dues à la citronnelle, mais la localisation aux mains est exclusive et se complique quelquefois de crevasses et de surinfection. Sur environ 220 sujets exposés, ils a été relevé 16 Cas. La totalité de ces cas s’étant manifestée dans les ateliers de stockage où ces produits sont manipulés.

3 – La mousse, autrement dit les lichens de chêne ou de conifères sont responsables d’eczémas secs à tous les stades de fabrication, avec prédominance dans les ateliers d’extraction où les mousses brutes sont manipulées (8 cas sur 300 sujets exposés).

4 – L’essence de Vétyver a pu être rendue responsable dans un seul cas de dermite aiguë.

2 – La vanille.

Elle présente un cas particulier où les phénomènes de sensibilisation sont à exclure dans les manifestations de dermites aiguës des régions du corps découvertes : visage, mains et avant-bras, manifestations qui se produisent exclusivement lors du broyage des gousses. Cette dermite aiguë atteint un individu sur quatre exposés ce qui est considérable. Cette réaction a lieu au premier contact si elle doit se faire, ce qui exclue toute sensibilisation. Par contre, les sujets n’ayant eu aucune réaction au cours des premières journées de travail au broyage ne présenteront plus jamais cette affection.
Nombre de cas relevés. Il a été noté 28 cas d’intolérance sur 120 ouvriers qui ont été employés au broyage des gousses de Vanille. La pathologie de cette dermite aiguë n’a jamais été élucidée et diffère absolument des rares eczémas dus aux manipulations ultérieures du produit d’extraction et de purification de la Vanille (3 cas). Selon eux, on peut rapprocher du cas de la Vanille celui du figuier qui provoque, rarement des manifestations analogues. Toutes les parties découvertes du corps présentent un rach très prurigineux au contact des feuilles.
Les feuilles. Ces faits sont relativement rares car les manipulations de feuilles n’ont lieu que quelques jours par an au début de l’automne. Par contre, ces faits sont très connus des jardiniers et propriétaires de figuiers, il existe même quelques observations de certains individus sensibles au simple séjour sous un figuier et encore lors de l’élagage de l’arbre. (Il suffit que certaines personnes passent à proximité d’un eucalyptus pour se sentir oppressées. Chez elles, une préparation à base d’eucalyptus peut déclencher une crise d’asthme plus ou moins violente).

Les irritations chroniques des voies respiratoires


1 – La poudre d’iris inhalée lors du broyage et du chargement des appareils de distillation ou d’extraction peut provoquer une irritation aiguë se manifestant par une dyspnée asthmatiforme avec bronchorrhée et expectoration de sang. Il ne s’agit donc pas d’un simple effet poussière, mais d’une pneumoconiose spécifique due à l’inhalation de la poudre d’Iris totale avant séparation des produits volatils ou solubles. Il en a été noté 5 cas sur 60 sujets exposés. Il est également probable que certains ouvriers soient atteints après un certain nombre d’années de bronchites chroniques d’aspect banal, il s’agit alors d’une simple irritation par effet poussière.

2 – La Mousse d’arbre provoque également une irritation des voies respiratoires lors des manipulations, du broyage et du chargement des appareils extracteurs ; il n’a jamais été observé d’accidents aigus comme avec l’iris. Mais en raison des réactions cutanées, il est fort probable qu’il s’agit d’une pneumoconiose. A noter que les ouvriers en contact avec ces produits pulvérulents ou poussiéreux sont munis de masques dont ils ne se servent pas toujours, en particulier en période estivale ou le port de ceux-ci est plus ou moins pénible.

3 – Le Lyatrix, lors de l’extraction des Coumarines, dégage des vapeurs qui provoquent une irritation des voies respiratoires supérieures avec éternuements, rhinorrhées et épistaxis. Ces phénomènes s’étant produits chez 4 personnes sur employées à cette fabrication, l’appareillage a été modifié par captage des vapeurs, aspiration et rejet en dehors du Laboratoire. Dans le cas du Lyatrix, il n'a pas pu être incriminé l’action anticoagulante des dicoumaroles qui ne sauraient agir par simple contact avec les muqueuses, mais ingestion.


Conclusions



Pourquoi ? Certaines matières premières traitées ou transformées dans l’industrie de la parfumerie sont à l’origine d’affections professionnelles aiguës ou chroniques. Mais pourquoi les sujets atteints sont-ils principalement les ouvriers travaillant dans les ateliers de fabrication ou dans les magasins de stockage de stockage des produits appelés huiles essentielles ? Il est rarissime d’observer des réactions allergiques au stade des compositions et laboratoires de parfumerie.

En cause, les conditions de travail. Ce sont les conditions de travail qui en sont la cause. Les ouvriers de fabrication manipulent de grandes quantités de produits dans les ateliers où les appareils de distillation, extraction ou fractionnement sont source de chaleur, la transpiration modifiant les défenses naturelles de la peau. Dans les magasins de réserve où se prélèvent les produits destinés aux compositions, les employés, pour éviter les souillures, doivent se laver les mains soigneusement et ce nettoyage fréquent entraîne une élimination des amino-acides protecteurs des téguments. Ces conditions ne sont pas les mêmes dans les fabrications plus élaborées, c’est-à-dire au stade des « Compositions » et des laboratoires de parfumerie. Peut-être que ces manipulations y sont effectuées dans de meilleures conditions et que les épidermes intacts sont moins sensibles aux agressions éventuelles. Sans doute aussi les produits arrivés à ce stage ont ils perdu une grande partie de leur agressivité potentielle.


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- Le bon usage des plantes



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